Ces routes qui relient les hommes de l’Antiquité à nos jours….
Les Journées Européennes du Patrimoine avec Roch’nature le dimanche 18 septembre 2011
Cette journée du dimanche 18 septembre 2011, malgré la pluie du matin, a rassemblé des passionnés d’histoire locale. Nous avons commencé par évoquer la voie romaine de l’Océan qui fut la route de Lyon à Anse à l’époque médiévale, puis route Nationale 6 et aujourd’hui simple route départementale RD 306…
La circulation sur cette route très importante, « reste minoritaire, sensible aux à-coups de la conjoncture qui accélèrent ou ralentissent son mouvement, changent même ses priorités. », d’après le grand historien Fernand Braudel. En effet sur ses deux mille ans d’histoire, cette grande route a connu des fortunes diverses.
Une « ferme », ouvrage de charpente supportant la toiture d’une ancienne auberge pour les voyageurs, permet de rappeler le passage des rouliers depuis longtemps. Mais l’accueil des voyageurs se développera à Champagne à partir du 19e siècle, même si la trace d’une auberge (« mansionis ») se retrouve en l’an 1020 grâce à une charte du cartulaire d’Ainay….
Nous traversons la « nouvelle Grande Route », ainsi nommée dans la deuxième moitié du 18e siècle lors de son amélioration par un élargissement et une modification d’itinéraire évitant ainsi la forte pente de la montée de Balmont. Précédemment située à un ancien carrefour, la croix de Champagne fut déplacée certainement en l’An 10 de la Révolution, en 1802.

Nous arrivons au trêve de la Voutillière, du latin tres via, signifiant un carrefour à trois voies. En effet, nous avons trois directions : Lyon, Saint Didier et Ecully. Ici se trouvait au Moyen Age, un hameau médiéval, connu dès le début du 14e siècle. Il ne reste rien de ce hameau, mais de là s’est développé un habitat tout le long du chemin de Saint Didier à Lyon par Voutillière.
Nous constatons une portion de route goudronnée qui se continue en sentier de terre : c’est tout ce qui reste d’un chemin important reliant Saint Didier à Lyon. Ce chemin historique, qui existe depuis la nuit des temps perd sa vocation dès la fin du 19e siècle avec le déplacement du bourg sur les hauteurs des « Archinières » et la création d’une nouvelle route vers Lyon. L’abandon de cette communication par le plateau de Champagne et la construction de l’église actuelle (en 1860) ont été les premiers pas vers une indépendance de ses habitants, se concluant par la déclaration officielle de la commune de Champagne en 1901.
Nous suivons ensuite un ancien chemin de l’Isle Barbe à Dardilly, qui permit sans doute la liaison entre les deux grandes abbayes de l’Isle Barbe à Savigny. Ces deux abbayes se partageaient, au 14e siècle, le territoire de Saint Didier.
L’avenue de Montlouis fut jadis nommée chemin des Perrières à Ecully, ce qui nous permet d’évoquer l’étymologie des noms de lieux dits. Perrières est un nom signifiant « pierre », que l’on retrouve beaucoup dans les Monts d’Or, évoquant la présence de carrières. Ici plus largement cela évoque-il aussi la présence de pierres sous forme de ruines ?
Le boulevard de la République a été nouvellement créé au 20e siècle. Nous observons que cette voie suit les limites de parcelles agricoles anciennes. Les immeubles ont gardé l’orientation de ces parcelles en forme d’épis de part et d’autre d’une grande ligne droite.
La balade se termine par la distribution du “livret n°7″, un résumé historique sur le thème de cette année, en échange de 0,50€. Pour exemple nous mettons en ligne le livret réalisé en 2008 sur les châteaux de Saint André : les châteaux de St André 2008 livret n°4






